La diffamation reste une infraction pénale qui porte atteinte à l'honneur, à la considération, et à la réputation d'une personne physique ou morale. Cette infraction est encadrée par la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse. Voici ce que vous devez savoir sur la plainte pour diffamation : modèles, droits et vérifications avant dépôt.
Qu'est-ce que la diffamation et la calomnie ?
La diffamation se définit comme l'imputation ou l'allégation d'un fait précis de nature à porter atteinte à l'honneur ou à la considération d'une personne. Trois éléments sont nécessaires : un fait précis imputé à la victime, un caractère public, une atteinte à l'honneur ou à la considération. Les propos peuvent être exprimés sous forme orale, écrite, visuelle, ou tout autre support.
La dénonciation calomnieuse consiste à accuser faussement une personne auprès d'une autorité administrative, judiciaire ou disciplinaire, dans le but de la faire poursuivre à tort. La loi sanctionne la diffamation et la calomnie .

Pourquoi et comment porter plainte pour diffamation ?
Porter plainte pour diffamation permet de faire cesser les atteintes à la réputation, d'obtenir la condamnation de l'auteur des propos, et de réhabiliter son honneur et son image. Cette démarche permet aussi de demander réparation financière pour le préjudice subi.
Avant d'utiliser un modèle : 7 vérifications qui changent tout
Un modèle de plainte n'est utile que si le dossier tient sur des points très concrets : où cela s'est passé, quand, devant qui, et si la personne visée est identifiable. Sans ces repères, on se retrouve vite avec une plainte émotionnelle, difficile à qualifier, ou fragile sur la preuve.
1) Cadrage minimal : pays, date, support, audience, personne visée
- Pays et juridiction : où l'on agit et selon quelles règles locales. Si ce point n'est pas clair, le reste (délais, forme, destinataire) devient incertain.
- Date de première publication ou de première diffusion : la date qui compte n'est pas toujours celle de la découverte. Notez la date et l'heure telles qu'elles apparaissent sur le support.
- Support : presse, réseau social, forum, avis en ligne, e-mail, messagerie, réunion. Le support change la manière de documenter la diffusion et d'identifier les interlocuteurs.
- Audience : public, groupe, liste de diffusion, service, réunion restreinte. Décrivez l'audience de façon factuelle (taille, accès, destinataires).
Personne visée : nommée, reconnaissable indirectement (fonction, photo, contexte), ou non identifiable. L'identifiabilité conditionne la cohérence de la démarche.
2) Diffamation ou injure : le critère opérationnel
Avant d'écrire, isolez la nature exacte du propos. Le point de bascule pratique est simple : un fait imputé (même présenté comme une certitude) n'a pas le même traitement qu'une expression ou une appréciation vague. Si vous ne pouvez pas reformuler le propos en « il/elle a fait X » ou « il/elle est responsable de X », la qualification peut devenir contestable.
3) Le propos est-il assez précis pour être discuté comme un fait ?
Une plainte échoue souvent parce que le texte vise une impression générale plutôt qu'une imputation identifiable. Travaillez sur une citation exacte et sur ce qu'elle affirme concrètement.
- À isoler : la ou les phrases exactes, copiées à l'identique, avec leur contexte immédiat.
- À éviter : résumer par « il m'a sali » ou « il a menti sur moi » sans reprendre les mots et sans préciser ce qui est imputé.
4) Publicité et contexte de diffusion : ce qu'il faut pouvoir décrire
La question n'est pas seulement « c'était sur internet » ou « c'était au travail ». Ce qui compte, c'est qui pouvait y accéder et comment. Documentez le contexte de visibilité, sans extrapoler.
- Réseau social/forum : publication publique, groupe fermé, compte privé, partage, republication. Notez les paramètres visibles (public/privé) et les indices d'audience (réactions, commentaires) sans en tirer de conclusion juridique automatique.
- E-mail/messagerie : liste de destinataires, copies, canal, service concerné. Conservez l'en-tête et les métadonnées disponibles.
- Réunion : date, lieu, participants, qualité des participants (équipe, direction, clients), et si des notes ou comptes rendus existent.
5) Prescription : alerte forte et tâche de vérification
Les délais et règles de procédure varient selon la juridiction et le support. Une plainte peut être fragilisée, voire écartée, si le délai applicable est dépassé ou si la date de première publication est incertaine. Avant toute démarche, transformez ce point en action : identifier la date de première diffusion et vérifier localement le délai applicable au cas précis (pays, support, nature du propos).
6) Objectif réaliste : ce que vous cherchez, et ce que la plainte ne garantit pas
Clarifiez l'objectif principal, car il conditionne la voie la plus cohérente et le niveau d'exposition acceptable.
- Faire cesser : retrait, suppression, rectification, mise au point.
- Réparer : obtenir une réponse, une indemnisation, une décision.
- Protéger : limiter l'impact sur une activité, une carrière, une association.
Une plainte ne garantit ni le retrait rapide, ni une condamnation, ni même l'ouverture d'une procédure. Elle peut aussi déclencher une riposte ou amplifier la diffusion du propos.
7) Auteur, éditeur, hébergeur : qui visez-vous, sans spéculer ?
Selon le support, l'auteur n'est pas toujours la seule personne ou entité à mentionner. À ce stade, l'enjeu est d'éviter les affirmations gratuites. Si l'auteur est incertain (pseudo, compte anonyme), décrivez ce que vous savez : identifiant, URL, éléments visibles, et ce que vous ne savez pas.
Erreurs fréquentes à ce stade (et comment les corriger)
- Confondre diffamation et injure : corriger en isolant la phrase exacte et en identifiant si elle impute un fait précis ou exprime une appréciation.
- Rester dans le ressenti : remplacer « on m'a détruit » par une chronologie et des citations exactes.
- Oublier la publicité : ajouter une description factuelle de l'audience (public, groupe, destinataires, participants).
- Ne pas traiter l'identifiabilité : expliquer comment une personne peut être reconnue (nom, fonction, contexte), ou admettre que ce point est incertain.

Vos droits et vos options : choisir la bonne voie sans se piéger
La demande initiale est souvent « je veux porter plainte ». En pratique, la question utile est : quelle voie sert le mieux l'objectif, avec les preuves disponibles, sans créer un risque disproportionné (riposte, exposition, coûts, délais) ?
Options possibles : à envisager comme des choix conditionnels
- Plainte : cohérente si vous avez une citation stable, un contexte de diffusion documenté, et un objectif compatible avec une procédure potentiellement longue.
- Citation directe : option à envisager selon la juridiction et le dossier, avec des exigences de forme et un risque de nullité à anticiper.
- Plainte avec constitution de partie civile : option à envisager selon la juridiction, notamment si l'enjeu est de structurer une démarche plus formelle. Les conditions et effets doivent être vérifiés localement.
- Droit de réponse/mise au point : souvent plus rapide quand l'objectif est de corriger publiquement, surtout si le propos est ambigu ou si l'exposition d'une procédure serait contre-productive.
- Démarches précontentieuses : mise en demeure, signalement à la plateforme, médiation. Utile pour obtenir un retrait ou figer une position, mais à manier avec prudence si le dossier est fragile.
- Voies internes (contexte professionnel) : RH, direction, procédure interne. Parfois plus efficace si la diffusion est limitée et si l'objectif est la cessation et la protection de la situation de travail.
Critères de choix : ce qui pèse vraiment dans la décision
- Urgence : besoin de retrait rapide vs acceptation d'un temps long.
- Preuve : contenu stable, daté, contextualisé, conservé de manière traçable.
- Auteur identifiable : connu, pseudonyme traçable, ou anonyme.
- Budget et énergie : capacité à tenir une démarche, à répondre, à produire des pièces.
- Exposition : risque d'amplification (effet Streisand) et de médiatisation involontaire.
Risques à intégrer avant de lancer une procédure
- Riposte : plainte inverse, accusation de procédure abusive, escalade du conflit.
- Amplification : le fait de formaliser peut remettre le propos en circulation, surtout si vous le republiez dans vos échanges.
- Coûts et délais : la temporalité et la charge émotionnelle sont souvent sous-estimées.
- Dossier fragile : une qualification contestable ou une preuve instable peut conduire à un classement ou à une impasse.
Tableau décisionnel : objectif -> voie -> preuves -> risques -> délai à vérifier
Objectif principal | Voie souvent cohérente | Preuves à sécuriser | Risque principal | Délai à vérifier |
|---|---|---|---|---|
Faire cesser rapidement | Signalement/mise en demeure/retrait plateforme (selon support) | Captures + URL + date/heure + contexte de visibilité | Amplification si vous republiez le contenu | Vérifier localement la prescription et la date de première diffusion |
Réparer un préjudice | Plainte ou autre action selon juridiction et dossier | Chronologie + citations exactes + éléments d'impact factuels | Procédure longue, issue incertaine | Vérifier localement le délai applicable au support |
Protéger une réputation (sans surexposer) | Droit de réponse/mise au point (selon support) | Texte original + preuve de diffusion + preuve de votre demande | Réponse insuffisante si le propos est très factuel et grave | Vérifier localement les conditions et délais du droit de réponse |
Contexte professionnel, diffusion limitée | Démarche interne (RH/direction) ou voie judiciaire selon enjeu | E-mail complet (en-têtes)/liste de destinataires/attestations | Dégradation relationnelle, confidentialité | Vérifier localement les délais et la procédure adaptée |
Cas concrets : deux arbitrages typiques
Cas 1 — Réseau social : vous avez une capture d'écran, mais le post peut être modifié ou supprimé. L'arbitrage utile est souvent : sécuriser la conservation (captures contextualisées, URL, date/heure), envisager un signalement ou une demande de retrait, puis décider d'une action plus formelle si l'auteur est identifiable et si la publicité est documentable.
Cas 2 — E-mail interne : diffusion à un service ou à une liste restreinte. L'arbitrage n'est pas seulement juridique : une démarche interne peut faire cesser et rectifier plus vite, alors qu'une plainte peut rigidifier le conflit. La décision dépend de la gravité du fait imputé, de la traçabilité de l'e-mail, et de l'objectif (cessation/rectification vs réparation).
Preuves : conserver sans se tirer une balle dans le pied
La preuve se perd souvent pour des raisons simples : lien supprimé, capture sans contexte, date introuvable, ou dossier illisible. L'objectif n'est pas de « faire beaucoup », mais de rendre le contenu vérifiable et de préserver la chronologie.
Stratégie de conservation : ce qui rend une pièce exploitable
- Captures contextualisées : inclure l'URL, le nom du compte ou de la source, la date/heure affichée, et le contexte (publication, commentaires, partages visibles).
- URL et identifiants : conserver le lien exact, l'identifiant du compte, le nom du groupe ou de la page.
- Horodatage : noter immédiatement la date et l'heure de constat, et conserver les éléments qui les affichent.
- Contexte de visibilité : public/privé, groupe, accès sur invitation, liste de destinataires, participants à une réunion.
- Sauvegardes : conserver une copie locale des éléments (fichiers, exports, e-mails) et éviter de dépendre d'un lien unique.
Ne pas republier le contenu diffamatoire
Repartager le propos pour « prouver » peut se retourner contre vous : amplification, diffusion à de nouveaux publics, et confusion sur l'origine. Dans vos échanges, privilégiez des références sobres (pièce numérotée, citation exacte limitée au nécessaire) plutôt qu'une rediffusion.
Documenter l'audience et l'impact, sans surjouer
Restez sur des éléments factuels : nombre de destinataires d'un e-mail, taille d'un groupe si visible, réactions/commentaires observables, ou conséquences concrètes datées (ex : demande d'explication reçue, perte d'un contact, tension interne). Évitez les formulations globales impossibles à étayer.

Modèle 1 : plainte pour diffamation (trame modulable) + annotations
Ce modèle est une trame à compléter. Les éléments instables (délais, destinataire exact, procédure) doivent être vérifiés localement. Gardez un ton factuel, citez exactement, et évitez les conclusions juridiques catégoriques.
Modèle (à compléter)
(Vos nom et prénom/Dénomination)Coordonnées : (adresse) — (e-mail) — (téléphone)
À l'attention de : (autorité/destinataire à vérifier selon votre pays et la procédure)
Objet : Plainte pour des propos susceptibles de relever d'une diffamation — (support) — (date de première diffusion à préciser)
- Identité de la personne visée
Je soussigné(e) (Nom, prénom), né(e) le [date] à [lieu], exerçant [profession/fonction], indique être la personne visée par les propos décrits ci-dessous. La personne est identifiable [expliquer brièvement : nom cité/fonction/éléments de contexte].
- Exposé des faits (chronologie et citations exactes)
Le [date] à [heure si connue], sur [support : site, réseau social, e-mail, réunion, etc.], les propos suivants ont été diffusés : [citation exacte, à l'identique].Contexte de diffusion : [public/privé, groupe, destinataires, participants, audience observable].Éléments permettant d'identifier l'auteur ou la source : [nom/pseudo/compte/organisation, URL, e-mail, service].
- Éléments de qualification (formulation prudente)
Ces propos me semblent imputer [décrire le fait précis imputé, sans extrapoler]. Au regard de leur contenu et de leur diffusion, ils sont susceptibles de porter atteinte à mon honneur ou à ma considération. Je sollicite l'examen de ces faits au regard des qualifications applicables dans la juridiction compétente.
- Préjudice et impact (factuel)
À la suite de cette diffusion, j'ai constaté : [faits datés : demandes d'explication, perte d'un contact, tension interne, atteinte à une relation professionnelle, etc.].Je joins les éléments disponibles permettant d'apprécier la diffusion et ses conséquences, sans prétendre à une exhaustivité.
- Démarches déjà entreprises (si applicable)
Le [date], j'ai [signalé/demandé un retrait/demandé une rectification] auprès de [plateforme/personne/direction]. Résultat : [aucune réponse/refus/retrait partiel].
- Demandes
Je dépose plainte et demande que les faits soient examinés. Je souhaite également, selon les voies applicables, que soient prises en compte les demandes suivantes : [cessation/retrait/rectification/réparation, sans promettre un résultat].
- Pièces jointes
- Pièce 1 : [capture/copie du propos + URL + date/heure]
- Pièce 2 : [contexte de diffusion : audience, destinataires, groupe, etc.]
- Pièce 3 : [chronologie synthétique]
- Pièce 4 : [éléments d'impact factuels]
- Pièce 5 : [échanges de démarches préalables, si existants]
Fait à [ville], le [date]Signature : [Nom]
Pièges classiques à éviter dans ce modèle
- Qualification trop affirmative : remplacer « c'est une diffamation » par « propos susceptibles de » et demander l'examen.
- Absence de chronologie : une plainte lisible tient sur des dates, un support, une audience, une citation exacte, puis des pièces.
- Demandes irréalistes : rester sur cessation/retrait/rectification/réparation, sans exiger un résultat immédiat.
Exemple de phrase trop vague (à éviter) et réécriture factuelle
À éviter : « Cette personne a raconté n'importe quoi sur moi et a détruit ma réputation. »
Réécriture factuelle : « Le [date], sur [support], le compte [identifiant] a publié : [citation exacte]. Ces propos imputent [fait précis imputé] et ont été accessibles à [audience décrite factuellement]. »
Quand la plainte échoue : causes typiques et plans B utiles
Une plainte peut échouer sans que le ressenti soit « moins légitime ». Les causes sont souvent techniques ou factuelles : propos trop ambigus, personne non identifiable, preuve instable, date incertaine, auteur introuvable. Anticiper ces scénarios évite de s'enfermer dans une voie coûteuse et déceptive.
Causes typiques d'échec
- Propos non suffisamment factuels : opinion, insinuation vague, formulation trop générale pour être discutée comme un fait imputé.
- Personne non identifiable : le lecteur moyen ne peut pas relier le propos à vous, même si vous vous reconnaissez.
- Diffusion trop limitée ou publicité difficile à prouver : absence d'éléments sur l'audience réelle.
- Prescription ou date de première publication incertaine : difficulté à établir le point de départ, ou délai dépassé selon la règle locale.
- Auteur introuvable ou à l'étranger : obstacles pratiques d'identification et d'exécution.
- Risque de requalification ou de retour de flamme : dossier fragile, accusations trop larges, ou démarche perçue comme abusive.
Plans B : alternatives réalistes selon l'objectif
- Droit de réponse/mise au point : utile quand le propos est ambigu ou quand l'objectif est de corriger publiquement sans ouvrir un front long.
- Mise en demeure : peut cadrer une demande de retrait ou de rectification, à condition de rester factuel et de ne pas sur-accuser.
- Médiation : pertinente si l'enjeu est de faire cesser et de restaurer une relation, surtout en contexte professionnel ou associatif.
- Retrait via plateforme : souvent la voie la plus directe quand l'auteur est anonyme et que l'objectif est la cessation.
- Autre action (selon juridiction) : à envisager si l'objectif est la réparation et que la voie pénale n'est pas la plus adaptée.

Quand consulter un professionnel : critères concrets
- Enjeu élevé : impact professionnel, associatif ou économique significatif, ou risque de réputation durable.
- Complexité : auteur anonyme, support multiple, republications, ou incertitude sur la juridiction.
- Urgence : besoin de retrait rapide et risque de disparition des preuves.
- Risque de riposte : conflit déjà escaladé, échanges tendus, ou dossier susceptible d'être retourné contre vous.
Hygiène rédactionnelle : ce qui rend la plainte crédible
- Factuel : dates, supports, citations, audience, pièces.
- Sobre : éviter les qualificatifs, rester sur ce qui est vérifiable.
- Sans accusations non prouvées : ne pas attribuer une identité ou une intention sans base.
- Sans rediffusion : ne pas republier le contenu diffamatoire au-delà du strict nécessaire.
Mini-tableau : objectif -> action -> preuve -> risque principal
Objectif | Action prioritaire | Preuve clé | Risque principal |
|---|---|---|---|
Faire cesser | Conserver puis demander retrait (plateforme/amiable) ou agir | Capture contextualisée + URL + date/heure | Amplification par rediffusion |
Réparer | Structurer un dossier et choisir la voie adaptée | Chronologie + citations exactes + pièces numérotées | Procédure longue, issue incertaine |
Contexte pro | Démarche interne ou action selon enjeu | E-mail complet/attestations factuelles | Dégradation relationnelle, confidentialité |
Limiter l'exposition | Mise au point/droit de réponse selon support | Texte original + preuve de diffusion | Réponse insuffisante si le propos est très précis |
Encadré à copier dans votre dossier : « à vérifier avant dépôt »
- Juridiction compétente et destinataire exact de la plainte.
- Délai applicable au support et point de départ (date de première diffusion).
- Caractère public ou non de la diffusion, et éléments concrets pour le décrire.
- Identité de l'auteur : certaine, probable, ou inconnue (sans spéculer).
- Stratégie de conservation : pièces stables, datées, contextualisées.
- Risque de riposte et d'amplification : décision assumée avant envoi.